Privatiser, un mot à utiliser avec prudence au Québec

Publié le 26/02/2011 à 00:00

Privatiser, un mot à utiliser avec prudence au Québec

Publié le 26/02/2011 à 00:00

" Ici, le thème de la privatisation ressort plus que partout ailleurs. C'est une spécificité québécoise ", constate Maya Jegen, professeur au département de sciences politiques de l'Université du Québec à Montréal et membre du groupe de travail de l'Agence internationale de l'énergie sur l'acceptabilité sociale.

En 2008, dans le cadre d'une étude sur l'acceptation sociale des projets éoliens au Québec, effectuée pour le compte du ministère des Ressources naturelles du Canada, l'universitaire a constaté que, outre la présence du secteur privé, les enjeux du débat éolien, parfois teinté par des clivages entre ruraux et citadins, portent sur l'appréciation des répercussions et des retombées sociales, économiques et environnementales sur la collectivité d'accueil.

Le problème est rendu plus complexe du fait que l'acceptation sociale n'a pas de définition formelle, pas même au Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE), qui s'y réfère pourtant dans ses rapports.

Vaincre la méfiance

" Dès que nous nous présentons, le public est sur ses gardes ", dit Jean Roy. " Notre premier défi consiste à bâtir notre crédibilité. Nos projets suscitent beaucoup de questions, et il faut répondre à toutes les questions ", ajoute-t-il. Y compris celles qui concernent le rendement attendu du parc éolien, dont l'estimation va de 9 à 14 %, une information que les entreprises ne diffusent pas spontanément.

En matière d'acceptation sociale, les détails peuvent parfois faire toute une différence... À Beaupré, Boralex, qui exploite 41 sites de production d'énergie thermique, éolienne et hydroélectrique, érige 131 éoliennes sur des tours peintes en vert... pour mieux s'intégrer dans le paysage.


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