Oser sortir des frontières pour croître

Publié le 16/11/2013 à 00:00, mis à jour le 14/11/2013 à 15:27

Oser sortir des frontières pour croître

Publié le 16/11/2013 à 00:00, mis à jour le 14/11/2013 à 15:27

Écotech Québec, la grappe des technologies propres du Québec, vient de signer un accord-cadre de collaboration stratégique avec l'International Cleantech Network (ICN), un réseau qui regroupe 13 grappes de classe mondiale.


L'entente a pour but de favoriser le développement des marchés asiatiques, européens et nord-américains. Elle est l'aboutissement de plusieurs mois de discussion, raconte Denis Leclerc, pdg d'Écotech : «Cela ouvre la porte à un potentiel considérable de partenariat entre les régions. C'est un élément qui permettra d'accélérer le nécessaire développement à l'international.»


Car, force est de constater que les entreprises doivent sortir des frontières québécoises et canadiennes, aller là où la croissance est la plus forte. Contrairement au gouvernement canadien, les pays d'Asie comme la Chine et l'Inde investissent massivement dans ce type de technologies.


Dans son plus récent rapport mondial annuel sur la question, la firme Ernst & Young constate que la création d'entreprises qui oeuvrent uniquement dans ce secteur a augmenté de 16 %, alors que la croissance européenne, africaine et moyen-orientale était de 8 %. Les États-Unis et la Chine mènent le bal des technologies propres.


Déjà, 53 % des revenus des entreprises canadiennes en technologies propres proviennent de l'international, ce qui dépasse de près de 10 % la moyenne canadienne.


Un marché qui explose


Cette tendance s'intensifiera au cours des prochaines années. En 2011, on estimait à 5,2 milliards de dollars la valeur des exportations en technologies propres, une croissance de 9 % par rapport à l'année précédente. En cinq ans, celle-ci aura doublé, voire triplé, avec une valeur qui oscillera entre 10,5 et 17,5 milliards de dollars.


Denis Leclerc connaît l'importance des marchés étrangers. La grappe industrielle espère, de cette façon, générer de nouvelles occasions d'affaires et des projets de recherche conjoints au bénéfice des entreprises du Québec. «Au cours des six prochains mois, des représentants d'autres grappes viendront ici, au Québec, afin de voir ce que développent les entreprises», dit-il, en citant l'exemple d'organisations italiennes, allemandes, norvégiennes et chinoises.

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