«Nous avons redonné sa fierté à Malartic» - Bryan Coates d'Osisko

Publié le 14/01/2012 à 00:00

«Nous avons redonné sa fierté à Malartic» - Bryan Coates d'Osisko

Publié le 14/01/2012 à 00:00

Par Suzanne Dansereau

Le chef de la direction financière d'Osisko, Bryan Coates, réplique aux doléances des riverains de la mine. Voici un condensé de notre entrevue.

Les Affaires - Pourquoi refusez-vous d'indemniser les propriétaires riverains qui se disent incommodés par la proximité de la mine ?

Bryan Coates - Après avoir examiné le quartier et écouté les dirigeants municipaux, nous avons délimité un triangle de maisons. Celles dont vous parlez n'en font pas partie. On a tracé une ligne, et ça s'est arrêté là. Nous ne voulons pas éroder le tissu social et le paysage de la municipalité. Il faut savoir que plusieurs de ces maisons sont situées près d'une bétonnière, d'un garage municipal, de la route 117... Ces bruits-là sont aussi des facteurs. On ne peut pas tout mettre sur le dos d'Osisko.

L.A. - Vous ne croyez donc pas que les citoyens soient lésés par la mine à ciel ouvert?

B.C. - Ils vivent peut-être de l'inconfort, mais celui-ci n'est pas nécessairement dû à la mine. Et je suis sûr que le bruit de la mine ne dérange pas le sommeil.

L.A. - Avez-vous déjà dormi à côté de la mine ?

B.C. - Non, mais j'y vais souvent.

L.A. - La mine a fait l'objet de plus de 400 plaintes, d'une enquête et d'une vingtaine d'avis d'infraction. Quelles sont les mesures d'atténuation prises, et pensez-vous pouvoir un jour vous conformer à la loi?

B.C. - Plusieurs de ces plaintes sont des moyens de pression. Cela dit, nous avons pris plusieurs mesures d'atténuation. Nous avons installé des tapis en caoutchouc dans les bennes qui transportent la roche et des capots d'insonorisation dans les foreuses. Nous avons remplacé les avertissements sonores de recul des camions par des alarmes visuelles et remplacé les chenilles des bouteurs par des roues. De plus, nous avons modifié les horaires de production : certains équipements ne fonctionnent plus la nuit. Le mur-écran fonctionne bien, sauf qu'on a mis du temps à le construire. Nous sommes dans un processus constant d'amélioration. Et plus la fosse sera creuse, moins les citoyens entendront le bruit.

L.A. - Certains résidents se plaignent d'avoir été intimidés, parce que vous avez communiqué avec eux directement par téléphone au lieu de laisser les avocats faire le travail. Qu'en pensez-vous ?

B.C. - Je n'ai pas besoin d'intermédiaire pour parler aux gens de Malartic, je les connais. Je pense que mon approche est plus humaine..

L.A. - Comment définissez-vous votre responsabilité sociale ?

B.C. - Nous avons remporté sept prix depuis 2009, dont deux touchant le développement durable. Nous dialoguons avec les gens, nous promouvons les achats locaux, nous avons créé un fonds de 150 000 $ par année... Nous avons réalisé un sondage selon lequel 87 % de la population nous appuie. Et surtout, nous avons offert 250 jobs très payants à des résidents de Malartic. Nous payons des taxes municipales. Nous avons redonné sa fierté à Malartic. Nous essayons d'avancer, de satisfaire la majorité et de créer plus de richesse pour les Québécois. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde.

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