Le financement participatif débarque au Québec

Publié le 17/03/2012 à 00:00

Le financement participatif débarque au Québec

Publié le 17/03/2012 à 00:00

Le journaliste Nicolas Langelier a réussi à récolter 25 726 $ en se tournant vers Kickstarter.com pour financer son projet de magazine. Grâce à ce financement, Nouveau Projet est en kiosque depuis le 1er mars. Le magazine dispose déjà de 400 abonnés, et son tirage initial de 8 000 exemplaires est presque épuisé. «C'est sûr que l'effet de nouveauté et d'avoir été le premier projet d'ici sur Kickstarter nous a fait une belle campagne de publicité», dit-il.

Très populaire aux États-Unis, le financement participatif a de plus en plus d'adeptes au Québec. Kickstarter, l'entreprise qui a popularisé le concept, permet à des entrepreneurs et des artistes de soumettre leur projet, puis de laisser les consommateurs décider s'ils y sont intéressés ou non. Ceux-ci y contribuent en s'engageant à acheter les produits que se propose de commercialiser l'initiateur du projet. Si l'objectif de financement est atteint, les cartes de crédit des contributeurs sont débitées et l'entrepreneur reçoit l'argent. Le site Web entremetteur retient un pourcentage.

Alors que les projets culturels pullulent sur ces sites américains, la langue constitue une barrière non négligeable pour les projets francophones qui y tentent leur chance. Inspirée par la réussite de Kickstarter, Audrey Benoît a lancé Haricot.ca, destiné au marché canadien, en octobre 2011. La femme d'affaires polyvalente, qui a notamment été mannequin et signé plusieurs romans, croit que cette approche est appelée à prendre de l'ampleur au Québec. «Le sociofinancement permet à des projets qui n'auraient pas eu le soutien d'anges financiers de voir le jour», explique-t-elle.

Haricot.ca, dont la plupart des projets sont rédigés en français, pourrait offrir un avantage allant au-delà de la proximité culturelle. Audrey Benoît explique que la deuxième phase de développement de son site passera par l'ajout de fonctions. «En permettant aux membres d'interagir entre eux, notre objectif est à terme de les soutenir avant, pendant et après l'étape du financement», dit-elle.

Le cas du clown Atchoum

Véronique Gagné, alias Atchoum, gagne sa vie depuis 1997 en tant que clown. Puisque ses clients lui demandaient souvent quand elle lancerait un second DVD, elle a eu l'idée de recourir au financement participatif. Après avoir considéré les différentes plateformes, elle a choisi IndieGogo.com qui, contrairement à Kickstarter, permet de soumettre un projet sans disposer d'un compte bancaire aux États-Unis.

Malgré son objectif d'aller chercher 45 000 $, Véronique Gagné n'avait récolté que 3 190 $ une semaine avant l'échéance de sa page. Elle pourra empocher les contributions reçues même si elle n'atteint pas son objectif, mais elle ne compte pas rééditer l'expérience. «Je considère que les efforts que j'ai consacrés au projet sont disproportionnés par rapport à ce qu'il m'a rapporté à ce jour, et c'est sans compter ce que je me suis engagée à offrir en échange des contributions.»

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