«L'entrepreneuriat est bien en vie, mais il est moins visible» - Guy Morin, président du Groupement des chefs d'entreprise du Québec

Publié le 12/01/2013 à 00:00

«L'entrepreneuriat est bien en vie, mais il est moins visible» - Guy Morin, président du Groupement des chefs d'entreprise du Québec

Publié le 12/01/2013 à 00:00

Plusieurs chantres de l'entrepreneuriat s'inquiètent de son recul au Québec. Êtes-vous de ceux-là ?

C'est sûr que les délocalisations manufacturières dans des pays en voie de développement attirent l'attention populaire. Mais l'économie est en train de passer du secteur manufacturier au secteur des services, et ce n'est pas plus mal. Quand l'économie est passée du secteur primaire (agriculture) au secteur manufacturier, ça n'a pas été une catastrophe. Au contraire, il est sain que l'économie se renouvelle. Sauf que la transformation vers une économie de services donne une expansion plus discrète. Avant, le développement du secteur manufacturier passait par la construction d'immeubles industriels et l'achat de machines. C'était visible. Aujourd'hui, le gars ou la fille qui produit des logiciels ou qui gère des sites Internet dans son sous-sol, c'est aussi de l'entrepreneuriat. Sauf que ça se voit moins.

Si vous pouviez stimuler l'entrepreneuriat au Québec, que feriez-vous ?

L'évolution de la société en général et de l'économie en particulier demande que l'on change régulièrement les règles. Cela ne me pose pas de problème, sauf que l'on ne fait qu'adopter de nouvelles règles sans jamais éliminer les anciennes. Ce qui fait que la paperasse s'alourdit. Si je le pouvais, je ferais en sorte qu'on élague le livre de règlements de temps à autre. J'essayerais aussi de convaincre les entrepreneurs d'ouvrir leur capital aux investisseurs ; tu es mieux d'avoir 50 % de quelque chose que 100 % de rien. Cela dit, le Québec reste un bon endroit pour entreprendre ; quand on se compare, on se console !

Vous venez d'être nommé pour deux ans à la présidence du Groupement des chefs d'entreprise du Québec. Quels sont vos objectifs ?

Nous avons créé il y a plusieurs années des clubs d'entraide. Quand un dirigeant se retrouve dans une situation critique, il peut faire appel à d'autres membres du Groupement qui ont déjà vécu une situation semblable pour l'éclairer ou le conseiller. Ces clubs de dépannage sont très appréciés, mais j'aimerais qu'ils deviennent plus «offensifs». Qu'ils ne servent pas seulement à éteindre des feux, mais à passer à l'attaque, c'est-à-dire qu'ils stimulent la croissance en aidant nos membres à valider des idées ou des projets d'expansion. Je souhaite aussi que le Groupement s'assure que les bons membres sont dans les bons clubs pour maximiser l'impact de ceux-ci.

60 secondes avec...

CV

Nom : Guy Morin

Âge : 48 ans

Titre : Président du Groupement des chefs d'entreprise du Québec

M. Morin détient avec son frère Marco l'entreprise de fabrication de composants de meubles de bois Giguère & Morin, de Saint-Félix-de-Kingsey, près de Drummondville ; les deux frères possèdent également 50 % de l'actionnariat de trois entreprises dans la transformation du bois.

1 800

Nombre de dirigeants de PME membres du Groupement des chefs d'entreprise du Québec.

À suivre dans cette section


image

Gestion du changement

Mercredi 18 octobre


image

Croissance PME

Mercredi 25 octobre


image

Marketing B2B

Mardi 21 novembre


image

Acceptabilité sociale

Mercredi 29 novembre


image

Communication interne

Mardi 05 décembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 06 décembre


image

Sommet sur l'énergie

Mardi 23 janvier


image

E-Commerce

Mardi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mardi 06 février


image

Usine 4.0 - 2018

Mercredi 14 mars


image

Rémunération globale

Mercredi 25 avril

À la une

Airbus prend le contrôle du CSeries

Airbus prend le contrôle du projet CSeries en acquérant une participation de 50,1% dans la ...

Quelques éclaircissements sur la vente de la CSeries

CHRONIQUE. Sous le couvert de l'anonymat, un ingénieur d'Airbus témoigne...

CSeries: Bombardier pourrait racheter la participation de Québec

Pour se sortir du bourbier, Bombardier pourrait racheter la participation de Québec dans le programme CSeries.