Des signes de redressement dans le secteur gazier

Publié le 22/05/2010 à 00:00

Des signes de redressement dans le secteur gazier

Publié le 22/05/2010 à 00:00

Les transactions se multiplient chez les producteurs de secteur du gaz naturel, ce qui laisse penser que le pire est passé dans ce secteur où les prix se sont écroulés de 64 % depuis le sommet atteint à l_été 2008.

« Au moment où tout le monde doute du gaz naturel en raison de la surabondance et du prix historiquement faible, les grands acteurs plongent, indique Thomas Chaize, auteur de la lettre fi nancière Mining & Energy.

Il rappelle qu_en décembre dernier, l_américaine Exxon Mobil a acquis XTO Energy. Puis, en janvier, la française Total s_est alliée avec l_américaine Chesapeake Energy. Enfin, le 6 mai dernier, la britannique BG Group a formé une coentreprise avec son partenaire américain EXCO Resources.

« Si ces entreprises, qui ont une bonne vision du marché, réalisent des transactions depuis quelques mois, c_est qu_elles pensent que le gaz a touché un creux », dit M. Chaize.

Le prix du gaz naturel se négocie actuellement à près de 4 $ US le gigajoule, un niveau supérieur à son creux historique de 1,71 $ US touché le 4 septembre 2009, mais de beaucoup inférieur au sommet de 10,99 $ US atteint le 3 juillet 2008.

Cette faiblesse des prix s_explique entre autres par la surabondance de gaz naturel provenant de nouvelles techniques d_extraction du gaz de schiste.

Les récentes transactions dans le secteur sont peut-être le prélude à un retournement du marché. Cependant, à court terme, les sociétés gazières restent moins attrayantes que les pétrolières, croit Mason Granger, gestionnaire, pétrole et gaz, chez Sentry Select. M. Granger ne néglige pas pour autant le secteur gazier. Il privilégie l_achat de titres comme l_albertaine Celtic Exploration (Tor., CLT, 9,98 $). « Celtic compte sur de bons stocks et ses coûts de production sont peu élevés », dit-il.

À plus long terme, les sociétés gazières pourraient être nettement avantagées, affi rme Angelo Katsoras, analyste adjoint à la Banque Nationale Financière. « Le gaz naturel semble être la solution énergétique de l_avenir, dit-il. Il est moins coûteux que l_énergie solaire et moins polluant que le pétrole, le charbon et le nucléaire. Et les réserves de gaz ont l_avantage d_être abondantes. »

lesaffaires.redaction@transcontinental.ca

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