" Les réseaux sociaux ne visent pas le même territoire que la publicité traditionnelle "

Publié le 07/11/2009 à 00:00

" Les réseaux sociaux ne visent pas le même territoire que la publicité traditionnelle "

Publié le 07/11/2009 à 00:00

Vous avez été nombreux - plus de 70 visiteurs - à participer à notre premier clavardage sur lesaffaires.com/avantgarde, avec Martin Lessard, consultant en stratégie Web et réseaux sociaux de Zéro Seconde.

Quels sont les avantages de ces nouvelles façons de communiquer pour les entreprises et les travailleurs autonomes ? Nous avons poursuivi l'entrevue avec Martin Lessard une fois le clavardage terminé. En voici un extrait.

Journal Les Affaires - L'utilisation des réseaux sociaux par les entreprises devrait-elle constituer une stratégie à long ou à court terme ?

Martin Lessard - Il y a des stratégies d'entreprise à court terme pour l'utilisation des réseaux sociaux, mais il faut davantage voir ça à long terme, comme une relation avec ses clients. Pensez à un commerçant, un propriétaire de dépanneur qui vous accueille en vous disant " bonjour ", par exemple. Cette relation personnalisée fait toute la différence avec les autres dépanneurs. Donc, selon vos clients et le marché convoité par votre entreprise, celle-ci a peut-être intérêt à se distinguer uniquement par sa relation avec les personnes. Les réseaux sociaux permettent d'obtenir ce genre de relations et de bien les développer.

JLA - Concrètement, quelle est la valeur ajoutée des réseaux sociaux pour les entreprises qui les utilisent ?

M.L. - C'est difficile à mesurer. C'est un peu comme l'image de marque. Ça ne se mesure pas par des revenus directs, mais surtout par une confiance et une meilleure image de marque. Les réseaux sociaux ne visent pas nécessairement le même territoire que la publicité traditionnelle, qui peut rejoindre un très grand marché, un marché plus global. Les réseaux sociaux permettent de parler à vos admirateurs instantanément. Par la suite, ils diffusent cette information. C'est plus petit comme marché, mais de meilleure qualité. Le taux de conversion est également beaucoup plus élevé par le Web qu'avec la publicité traditionnelle. Cette dernière a un taux général de conversion de 0,001 %.

JLA - Il y a encore plusieurs patrons qui croient que réseaux sociaux riment avec perte de temps. Ont-ils raison ?

M.L. - Ce sont les mêmes pertes de temps qu'on peut avoir en prenant des pauses café, en parlant au téléphone ou même en jasant avec des collègues dans les corridors. Interdira-t-on aux gens d'aller dans le couloir ou de prendre un café ? Non, parce que ça fait circuler l'information. Il faut voir les réseaux sociaux comme une machine à café avec des cerveaux à l'extérieur qui peuvent amener de l'information à l'intérieur de l'entreprise. Ceux et celles qui travaillent dans l'information et le domaine du savoir ont besoin de porter leur cerveau beaucoup plus loin que les murs de l'entreprise. Ils devraient donc avoir accès à ces réseaux sociaux pour pouvoir approfondir leurs connaissances, surtout les employés qui travaillent dans des domaines plus pointus.

( EN SAVOIR PLUS )

Pour lire le clavardage avec Martin Lessard: www.lesaffaires.com/avantgarde Le blogue de Martin Lessard: zeroseconde.blogspot.com

audrey.myrand-langlois@transcontinental.ca

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